Notre pays est en crise mais Abdoulaye Wade ne se préoccupe que de la crise de son régime. L’exercice auquel il s’est livré, qui aurait du être un exercice d’humilité et de responsabilité aura été finalement une nouvelle provocation d’un homme d’un parti qui oppose le mépris au Sénégal debout. Abdoulaye Wade n’a pas parlé aux Sénégalais mais à son camp. Il est resté sourd au message que le peuple sénégalais a voulu exprimer le 23 juin 2011.
D’abord, le mépris de la démocratie est à son comble lorsqu’il qualifie la défense de la Constitution et les manifestations contre son projet de loi de tentative de déstabilisation. C'est un discours qui vise à se rétablir mais pas à rétablir le Sénégal dans la trajectoire d’une démocratie majeure qui renoue avec un système électoral transparent et crédible. Le mépris pour le peuple apparaît dans la diversion avec ses propositions hors contexte et ses manœuvres désespérées qui lui permettront de rester au pouvoir contre la volonté des Sénégalais.


Face aux résistances citoyennes contre ses décisions arbitraires et antidémocratiques, le régime d’Abdoulaye Wade vient, une nouvelle fois, de s’illustrer dans une folie meurtrière. Après le meurtre resté impuni de Mamadou Cissokho à Kédougou en décembre 2008 et après tous ces citoyens tombés sous les balles des forces de sécurité ou morts dans les commissariats de police dans des circonstances jusqu’ici non élucidées, une nouvelle tragédie vient de frapper notre pays, avec l’assassinat de Malick Ba abattu par la Gendarmerie nationale à Sangalkam.
Lundi 30 Mai 2011
Sur invitation de la Coordination de France et de la Section de Mantes-La-Jolie du Parti socialiste sénégalais en France, Me Aissata Tall Sall animera un meeting et fera des visites de proximités auprès des sénégalais habitant à Mantes-La-Jolie.
BUREAU POLITIQUE DECLARATION DU MERCREDI 23 MARS 2011