Les rares Sénégalais qui comptaient sur l’audition de quelques Ministres du Gouvernement d’Abdoulaye WADE devant l’Assemblée nationale, pour dissiper leurs inquiétudes et leurs angoisses face aux inondations des banlieues et au rationnement de l’électricité, ont dû déchanter. Messieurs Samuel SARR et Oumar SARR, respectivement en charge de l’énergie et de l’urbanisme et l’habitat, tout comme le Ministre de l’intérieur Bécaye DIOP, ont bien été obligés de battre leur coulpe et forcés d’étaler leur incompétence face à ces deux grands fléaux de notre pays.
VIE DU PARTI
DECLARATION DU BUREAU POLITIQUE EN DATE DU 28 JUILLET 2010
Le nouveau Gouvernement de Wade donne la mesure de la légèreté et de l’irresponsabilité avec lesquelles notre pays est géré
DECLARATION DU MERCREDI 30 JUIN 2010Le monde entier est confronté à une crise économique et financière sévère qui oblige tous les gouvernements responsables à se résoudre aux nécessaires réajustements de leurs politiques pour mieux pouvoir répondre à la demande sociale de leurs populations. Mais Abdoulaye WADE et son clan, quant à eux, démontrent qu’ils n’ont cure des préoccupations légitimes des Sénégalais, en particulier des campagnes et des banlieues en cette période d’hivernage. En effet au moment où même les pays du nord les plus riches font face à la crise en opérant des coupes sombres sur les dépenses publiques en commençant par la réduction drastiques du train de vie de l’Etat, au Sénégal le régime prédateur continue la ripaille avec les deniers publics au mépris des souffrances des populations.
Après l'afaire Clothilde REISS, l'affaire Marcia Bernicat ou les élucubrations diplomatiques de Wade
DECLARATION EN DATE DU MERCREDI 02 JUIN 2010Passé la réprobation quasi unanime de son inconduite diplomatique dans l’affaire de la libération de l’étudiante française Clothilde REISS, Abdoulaye WADE vient de récidiver dans l’ordre de la muflerie par son comportement inélégant et inconvenant à l‘égard de l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal. Il s’en faut une absence totale de maîtrise de soi pour un chef d’Etat entouré du banc et de l’arrière banc de ses courtisans rieurs complaisants, pour tendre un guet-apens médiatique à une dame représentant un pays ami pour l’apostropher si vertement en sachant parfaitement qu’elle n’était qu’une fonctionnaire en service commandé. Pourtant les gens de bien n’ont vu dans le texte du Département d’Etat américain qu’un opportun rappel de principes de bonne gouvernance économique et politique et l’obligation impérieuse pour l’Etat du Sénégal de respecter des engagements librement consentis pour bénéficier du Millenium Challenge Account (MCA).
La diplomatie ne saurait s’accommoder sans frais de l’intrusion de méthodes de quidam vilgus. Ses usages et ses traditions policés sont le fruit d’une longue maturation de coutumes sages secrétées par un lent développement progressif multiséculaire, avant d’être ultérieurement codifiées par les conventions de Vienne. Le respect du formalisme le plus pointilleux y est de rigueur et le parallélisme des formes une règle cardinale. Voila pourquoi il n’est pas abusif de dire qu’en la matière, la procédure tient le fond parce que justement les deux sont intrinsèquement liés.
Au regard de ces considérations, il y a de l’indignité pour un chef d’Etat à polémiquer publiquement avec un ambassadeur d’un pays étranger, même si en l’occurrence l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique a commis une entorse aux règles diplomatiques pour avoir rendu publics les éléments d’un document de ses supérieurs destiné aux autorités sénégalaises. Une convocation de l’ambassadeur, pour explications, par le ministre en charge des affaires étrangères, aurait suffi. Au total, Abdoulaye WADE doit cesser de faire l’amalgame entre le rôle de définition de la politique étrangère de l‘Etat qui, dans notre pays, est sans conteste de la prérogative du Président de la République et la mise en œuvre de celle-ci qui, elle, doit ressortir de la compétence des diplomates chevronnés formés à cet effet.
Pour ceux qui connaissent les mœurs dépravées de son régime chaque fois que tintent des espèces sonnantes et trébuchantes de même que sa corruption, la profusion de moulinets intempestifs du poignet ainsi que la débauche de coups de mentons ostentatoires ne visaient, en vérité, qu’à simuler une fausse indignation. Mais l’inélégance dont Abdoulaye WADE est coutumier ne serait pas si inquiétante si elle n’était pas cette fois ci mâtinée d’une vile théâtralisation des relations internationales. Théâtralisation forcément accoucheuse de la représentation d’un tel mauvais goût où le vaudeville et le tragique se côtoient pour générer l’infâme brouet télévisé infligé au monde avec la complicité agissante de la RTS préposée à la propagande officielle. Il doit cesser de prendre la scène internationale pour un meeting et les acteurs pour des militants.
Le plus sidérant toutefois est l’incroyable mauvaise foi d’Abdoulaye WADE qui, ne comptant plus que sur le bluff et l’esbroufe pour contrecarrer sa mise aux bancs de la communauté internationale, a eu l’outrecuidance de nier l’évidente corruption de son régime alors que lui-même était l’auteur de la tristement célèbre «Affaire Wade-Segura» qui a fait la une de toutes les dépêches diplomatiques et rédactions du monde.
Le Sénégal, incontestable puissance diplomatique d’antan, s’est maintenant comme installé dans une ère de diplomatie de la vache folle avec ses errements et ses égarements qui désespèrent nos compatriotes et dont, à l’heure actuelle, le monde entier s’alarme ou se gausse. Les incartades d’Abdoulaye WADE ont gravement terni l’image de notre pays sur la scène internationale et ses nouvelles embardées diplomatiques menacent maintenant de nous aliéner la coopération de nos principaux partenaires au développement.
Pour des raisons liées à son historique leadership sur la scène diplomatique africaine, mais qui tiennent aussi à sa longue et laborieuse bataille pour l’édification d’un Etat démocratique et républicain, le Parti Socialiste ne s’associera jamais à aucune tentative d’où qu’elle puisse venir, de bafouer l’honneur et la dignité de notre pays et du peuple sénégalais.
Mais que personne ne s’y méprenne, en dépit de la démagogie de la diatribe et des effets de manche populistes à souhait d’Abdoulaye WADE, aucun digne fils de ce pays ne s’est senti insulté par les mises en garde du gouvernement américain qui visaient non pas le peuple sénégalais mais le régime magouilleur qui le gouverne. Chacun a interprété cet avertissement comme un secours américain à la détresse du peuple sénégalais confronté à la rapacité des aigrefins du régime pour qui, chaque affaire d’Etat ou chaque investissement n’est ni plus ni moins qu’une occasion de partage de butins entre gredins. Cela explique que ni le Parti Socialiste ni les Sénégalais dans leur ensemble ne s’offusquent point de la volonté légitime de nos partenaires au développement de s’assurer que l’argent de leurs contribuables est utilisé à bon escient et parvient à ses véritables destinataires plutôt que d’être capté par de hautes autorités étatiques kleptocrates.
La réaction incongrue et déplacée d’Abdoulaye WADE qui n’a pas craint de menacer de renoncer au fond du MCA dans un essai désespéré de sauver la face est surement l’aveu douloureux pour lui de sa posture inconfortable, et à la longue intenable, de devoir admettre qu’il est, maintenant, définitivement démasqué urbi et orbi, et que quoi qu’il veuille faire désormais pour se targuer de lutter contre la corruption, il ne pourra plus jamais tromper personne.
Au vrai, le régime d’Abdoulaye WADE est une cause désespérée, car parvenu au stade de la déchéance où il prend eau de toutes parts. Abdoulaye WADE sait, par ailleurs, que la postérité sera sévère avec son œuvre lorsque l’itinéraire de toutes les commissions occultes sur les chantiers de l’ANOCI, la cession des réserves foncières du Champs de Tir des Mamelles, de l’Aéroport, etc., sera reconstitué. Et cette double prise de conscience le terrifie. La conviction qu’il ne pourra pas disposer des fonds du MCA comme de l’argent de la Chine Taïwan retrouvé sur un compte à Chypre ou de Sudatel retrouvé sur un compte à Dubaï le rend allergique au MCA et l’incline à chercher à s’en affranchir et à priver notre peuple des projets structurants financés par cet important programme.
Face à cette option suicidaire pour l’avenir de notre pays, le Parti Socialiste appelle le peuple sénégalais à se mobiliser pour stopper les dérives d’Abdoulaye WADE et refuser que le MCA soit sacrifié sur l’autel de sa mégalomanie débridée. La mal gouvernance et la corruption dans notre pays sont devenues des fléaux pandémiques que l’ensemble des forces politiques et sociales doivent traiter énergiquement comme un cancer social destructeur de notre tissu sociétal ainsi que de ses fondements éthiques et moraux. Le Parti socialiste invite les Sénégalais à prendre l’exacte mesure du fléau et travailler à l’éradiquer, car il y va de la dignité des Sénégalais et de l’honneur de notre pays. Plutôt que de nous priver de la coopération internationale, débarrassons-nous d’Abdoulaye WADE. Il y va du salut du Sénégal.
Enfin, et s’il y a une morale à retenir dans cette affaire, c’est que les régimes englués dans la corruption, comme celui qui nous gouverne, finissent toujours par payer leur cupidité et par être rattrapés par leurs crimes, même lorsque, pour retarder l’échéance, ils font appel aux dissimulations, aux dénégations et aux manipulations./-
Fait à Dakar, le 02 juin 2010
Le Bureau politique
Scandale des 20 Milliards de la Sudatel - Le Ps dénonce le silence coupable de Wade
BUREAU POLITIQUE - DECLARATION DU MERCREDI 26 MAI 2010Au-delà de la propagande décalée d’un régime frappé d’une évidente cécité, la réalité des faits est sans appel pour Abdoulaye Wade et son Gouvernement : les conditions d’existence des Sénégalais sont rendues plus difficiles de jour en jour avec l’effondrement du pouvoir d’achat des ménages confrontés au renchérissement du coût de la vie, le retour des délestages intempestifs de la SENELEC dont les tarifs exorbitants asphyxient le budget des ménages, la paupérisation des masses urbaines et rurales, la disparition des petites et moyennes entreprises, la mise à mort continue du secteur privé national, la hausse accélérée du chômage, l’exacerbation de la spoliation foncière et de la spéculation immobilière, l’abandon de toute véritable politique d’habitat et de logements sociaux et la hausse consécutive du coût du logement.
Pour en finir avec Wade, le PS en appelle au renforcement de la cohésion et de la synergie des forces politiques et sociales
Pendant que l’actualité ne bruissait plus que de l’affaire des 20 milliards de F CFA de commissions présumés détournés par des Autorités véreuses de l’Etat du Sénégal qu’on ne présente plus, et que l’opinion nationale et la communauté internationale attendent toujours la réaction officielle des pouvoirs publics, voilà que le régime d’Abdoulaye Wade se trouve, à nouveau, au cœur d’une sordide affaire de 5000 milliards de F CFA en bons au porteur. Cette nouvelle affaire qui agite l’opinion publique ces derniers jours, vient, si besoin en était encore, illustrer l’avidité et la cupidité d’Abdoulaye WADE et de son gouvernement à chaque fois qu’on leur fait miroiter des espèces sonnantes et trébuchantes. La facilité avec laquelle une bande d’aventuriers a failli rouler dans la farine le président de la République et ses ouailles qui leur ont déroulé le tapis rouge, est proprement ahurissante. La légèreté avec laquelle cette affaire a été conduite, est symptomatique de l’état de déliquescence avancée du régime dont les frasques plombent le climat des affaires.
Affaire des 20 milliards de la SUDATEL : le PS interpelle la communauté internationale sur ce blanchiment d'argent
Les années de la présidence d’Abdoulaye WADE se suivent et se ressemblent, toutes jalonnées de scandales retentissants qui renseignent à suffisance sur les mœurs dépravés du régime et sur ses pratiques mafieuses. La dernière affaire en date, objet de rumeurs depuis plusieurs mois et débusquée par le Magazine « La Gazette », à l’occasion de la vente de la troisième licence de téléphonie à la société SUDATEL, en est un énième, et non des moindres, avatar.
Le Bureau politique dénonce les scandales causés par le pseudo monument de la renaissance africaine
L’inauguration le 3 avril dernier, dans une débauche de flonflons et de fanfreluches, du pseudo monument érigé sur l’une des mamelles de Dakar par Abdoulaye WADE et ses suppôts pour soit disant célébrer la renaissance de l’Afrique malmenée par des siècles de domination étrangère, aura maintenant vécu. Ce que l’on a voulu nous présenter comme un événement aura été un échec patent, malgré la présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement africains, piégés par leur désir de marquer leur solidarité au peuple sénégalais frère à l’occasion du cinquantenaire, le lendemain 4 avril, de notre indépendance, et en dépit de l’affluence factice de foules convoyées de toutes les contrées de la capitale et du Sénégal, à force de «Ndiaga Ndiaye», de sandwiches et de misérables per diem payés avec l’argent volé au contribuable.
Pour le Bureau politique la gestion des deniers publics est devenue une formidable nébuleuse depuis l’Alternance
La gestion des deniers publics est devenue une formidable nébuleuse depuis l’Alternance avec, notamment, un manque total de transparence des dépenses publiques et de toutes les transactions qui impliquent l’Etat. Quant il s’agit d’argent, les tenants du régime actuel sont tous pris de la même fièvre, celle de l’enrichissement sans cause. La corruption, la prévarication et les détournements, propagés sont constatés depuis le sommet de l’Etat, et l’irrespect des règles élémentaires de la bonne gouvernance provoque chaque jour un nouveau scandale.
La nouvelle affaire du détournement des deniers publics à l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes en est encore une preuve éloquente, où le Conseil de régulation a été accusé de libéralités sur une partie du produit de la cession de la licence de téléphonie globale à SUDATEL alors que cette somme était destinée à la réalisation des missions de l’ARTP et devait, avant toute utilisation, être incorporée au Budget de l’Agence.
Jeunesse pour la Démocratie et le Socialisme (JDS) - MANIFESTE DU FRONT POUR LE 04 AVRIL
LE MANIFESTE DU FRONT POUR LE 04 AVRIL - PEULE DU SENEGAL, LEVEZ-VOUS !Ce pays, avec ses institutions, appartiennent à ceux qui l’habitent. Chaque fois qu’ils se lasseront de notre actuel type de gouvernement, ils pourront exercer le droit constitutionnel qu’ils ont de l’amender ou le droit révolutionnaire qu’ils ont de le démanteler ou de le renverser (Abraham LINCOLN).
Le 04 avril 1960, nos pères, après avoir bravé le froid, la solitude et toutes les misères, avaient obtenu l’indépendance de notre pays. Ils créèrent sur cette terre du continent africain une nation nouvelle conçue dans la liberté et ayant pris pour postulat l’égalité originelle des hommes. Ils proclamèrent devant la face du monde que LE SENEGAL EST UNE REPUBLIQUE ET UNE DEMOCRATIE. Ils léguèrent un lourd et précieux héritage à leurs enfants. Mais depuis dix longues années, une scélérate dictature est en marche. Le projet républicain est détourné à des fins monarchiques. Nous sentons qu’on nous vole notre seul et unique espoir : le bonheur et l’honneur d’habiter un pays libre. La république court de terribles dangers. Nous risquons, si nous n’y prenons garde, de tomber dans la servitude inhumaine. Nous sommes engagés dans une épreuve douloureuse qui déterminera si la démocratie a la chance de survivre en Afrique ou non. VOILA L’ENJEU PRINCIPAL DE LA PRESNTE CRISE. Il s’agit véritablement d’une situation grave et dramatique.
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