Mercredi, 9 Mai 2012

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AUDIO : Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du Parti socialiste sur RFI - 09 janvier 2012

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otd0112_1_290_230Par Christophe Boisbouvier

« Ma priorité consistera à travailler pour réduire les prix des produits de grande consommation : le riz, l'huile, le sucre et le gaz... Et réduire également le train de vie de l'Etat en luttant contre la corruption et l'impunité » (Ousmane Tanor Dieng). Entretien avec Ousmane Tanor Dieng :

RFI : « Je pars dans un combat sans rival », affirme Abdoulaye Wade. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Ousmane Tanor Dieng : Je pense que nous sommes là dans le cadre des frasques et des fantasmes d’Abdoulaye Wade ! Tout ça n’est pas très sérieux et il doit, au contraire, respecter ses adversaires. Parce qu’il risque d’avoir une surprise très désagréable.

RFI : Il dit que vous savez vous-même que vous ne faites pas le poids. La preuve, dit-il, vous faites tout pour qu’il ne puisse pas se présenter.

O.T.D. : Non ! Ce n’est pas nous, c’est la Constitution qui le dit ! La majorité des constitutionalistes d’une part, et d’autre part les rédacteurs de la charte de cette Constitution, tout le monde a dit qu’il n’avait pas droit à un troisième mandat.

RFI : Et si le Conseil constitutionnel valide quand même sa candidature, comment réagirez-vous ?

O.T.D. : Je serais très étonné que le Conseil constitutionnel puisse valider sa candidature !

RFI : Mais si jamais le Conseil ne va pas dans le sens que vous souhaitez, est-ce que vous appellerez à manifester ?

O.T.D. : Mais bien sûr ! C’est normal, quand même. On doit appeler à manifester, si la décision qui est prise ne nous convient pas.

RFI : Abdoulaye Wade dit : « Mon bilan est excellent ». Vous, vous affirmez que sa gouvernance est calamiteuse. Est-ce que la vérité n’est pas entre les deux ?

O.T.D. : Non ! La vérité c’est que sa gouvernance est calamiteuse ! Son bilan se réduit à une corniche qu’il a élargie et embellie, d’une part, et d’autre part, sur la VDN, Voie Dégagement Nord, pour sortir de Dakar. Et il a mis, autour de ces deux infrastructures, près de 1 000 milliards. Alors que le tiers aurait suffi, et les deux tiers devraient être utilisés pour désenclaver le reste du pays.

RFI : Et quelle sera votre priorité, si vous êtes élu ?

O.T.D. : La priorité c’est de travailler à réduire les prix des produits de grande consommation : le riz, l’huile, le sucre, le gaz, le carburant… Ça, c’est essentiel ! Et c’est aussi en réduisant le train de vie de l’Etat, d’une part, et d’autre part, en luttant contre la corruption et l’impunité. Il y a aussi la Casamance. Bien sûr, là, il faudra revenir à des fondamentaux. C'est-à-dire que c’est un problème qui intéresse nos pays voisins, la Gambie et la Guinée-Bissau, qui de notre temps étaient des pays garants.

RFI : Est-ce qu’il faut parler avec Salif Sadio, le rebelle casamançais ?

O.T.D. : Il faut parler avec tout le monde !

RFI : Abdoulaye Wade dit que Salif Sadio, le rebelle, a été soutenu par votre ami socialiste ivoirien Laurent Gbagbo. Comment réagissez-vous ?

O.T.D. : Je n’en sais rien ! C’est lui qui le dit ! Comme de toute façon Laurent Gbagbo ne peut pas répondre, il peut dire tout ce qu’il veut !

RFI : Mais vous avez l’air sceptique…

O.T.D. : Je n’ai aucune preuve ! Mais s’il le disait c’est que Gbagbo était là et un président de la République comme lui, bon…

RFI : Ousmane Tanor Dieng, longtemps, vous avez été contesté à la tête du parti socialiste. Des gens disaient « Tanor a été parachuté, Tanor manque de charisme ». Est-ce que ça vous a handicapé cela ?

O.T.D. : Pas du tout ! La preuve est faite que les gens qui le disaient allaient vite en besogne. J’ai prouvé, après le départ de Diouf, que je pouvais tenir le parti la tête hors de l’eau, et en faire l’un des partis les plus attractifs de notre paysage politique. En tout cas, aujourd’hui, il c’est clair que nous sommes le premier parti, non seulement de l’opposition, mais presque du pays, du point de vue de notre ancrage dans la société.

RFI : Oui, mais enfin, vous avez été contesté dans le parti. Est-ce que vous vous êtes durci dans le combat ?

O.T.D. : Oui ! C’est normal, quand même, que je sois contesté dans les conditions dans lesquelles j’ai accédé aux fonctions qui sont les miennes !

RFI : Est-ce que vous êtes plus costaud qu’en 2007 ?

O.T.D. : Oui, tout à fait ! Mon séjour dans l’opposition m’a permis d’avoir une carapace plus résistante, en faisant face à ce que vous appelez les contestations au sein du parti et face au pouvoir. Tout ceci mis ensemble, ça m’a permis d’être effectivement plus costaud, comme vous dites.

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