Mardi, 24 Avril 2012

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ME JACQUES BAUDIN : Pourquoi les militants du Ps votent Tanor !

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comite_central_pssalleSelon les usages de notre parti et en sus de la solidarité et de la loyauté à tout épreuve de nos militants, nous avons en partage une opinion : c’est que le candidat logique de notre parti, eu égard à notre engagement et aux fonctions que nous lui avons attribuées, suite aux consultations organisées le fondement des réalités des statuts de notre parti, est notre Secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng.

Le soutenir, ce n’est pas dépassé les bornes de l’outrecuidance.

L’enthousiasme de la foule présente à son congrès d’investiture nous a donné raison.

Il faut reconnaître qu’il a eu le courage et la générosité de répondre à l’appel de nos nombreux militants à travers le pays pour se porter candidat comme 4ème Président de la République du Sénégal. De nombreux partis et mouvements citoyens nous ont rejoint et ainsi confirmé la justesse de notre choix.

 

L’homme dont le pays à besoin

L’alacrité des opinions renvoyées aux militants du Parti socialiste et à ses alliés ne peut en aucune façon nous empêcher de prendre conscience qu’il faut nécessairement coller à la quiddité du concept d’un président de la République dans un pays policé et démocratique. Patriotes convaincus, nous avons recherché profondément et avons trouvé cet homme que nous avons investi, parce que nous sommes convaincus qu’il est capable de mettre en place une constitution équilibrée pouvant assurer l’avènement d’institutions solides et qu’il aura le sens du respect de celles-ci, pour leur permettre de fonctionner pleinement et en toute liberté légale et que dans cette constitution on trouvera les principes de sa conduite, ainsi que les obstacles de toute erreur possible. Cette précaution rejoint cette maxime de Sénèque le Jeune « errare humanum est, perseverare diabolicum » (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique.) Cette vieille maxime a été reprise par Racine, qui a mis en garde : « L’esprit d’impudence et d’erreur, de la chute des régimes, funeste avant-coureur. »

Restaurer le crédit de l’Etat

L’homme que nous avons investi sera également capable, avec son gouvernement issu d’une coalition, de restaurer le crédit de l’Etat ruiné par tant de désordres et de scandales ; il sera aussi capable, avec son gouvernement et sous le contrôle effectif du Parlement, de déterminer et d’appliquer une politique économique et sociale équitable en mettant l’accent sur l’emploi de jeunes, sur le plein épanouissement des femmes et sur le redressement du monde rural et de notre tissu industriel ; cette politique devra assurément divorcer d’avec toute forme d’exclusion et de disfonctionnement.

Cet homme, avec son gouvernement et sous le contrôle du Parlement, devra aussi garantir les libertés fondamentales et par voie de conséquence garantir le respect de toutes les religions et de toutes les confréries. Car il faut réaffirmer avec force que le corps social étant de par sa nature étranger à la religion, un gouvernement ne peut adopter aucun culte et ne peut en rejeter aucun, à moins que ce culte ne trouble l’ordre public, c’est-à-dire qu’il nuise aux droits humains dont l’assurance et la conservation constituent l’ordre public. Il sera aussi capable de redonner au Sénégal la place que notre pays a toujours occupé sur la scène internationale en redynamisant notre diplomatie tout en en réduisant le coût. Il assurera aussi la liberté et l’indépendance de la Justice, la voute fondamentale d’un état policé et veillera à ce qu’elle soit sérieusement assistée matériellement pour son réel et efficace fonctionnement. Ainsi le peuple sénégalais pourra se retrouver en lui-même en harmonie avec ses lois, ses usages et ses mœurs.

Somme toute, l’homme que nous avons investi est un homme de vertu assumée, comme dirait Montesquieu, parce que telle est la nécessité de la démocratie, de la justice et de la bonne gouvernance, car trop de vertus exigées ne concernent que les peuples des dieux.

Un homme de combat, fidèle et loyal

L’homme que nous avons investi a prouvé sa loyauté et sa fidélité à ses idéaux. Il a connu l’alternance, ses tourmentes, ses épreuves planifiées, ses crocs-en jambes, ses trahisons…et il est resté debout sur le pont de notre navire et d’autres camarades l’y ont rejoint pour lui apporter de prompts renforts. Ce n’est pas à lui, ni à ceux-là qu’il faut faire la leçon pour savoir qu’il est peu de distance du capitole à la roche tarpéienne, comme le disait Mirabeau.

Motivé par sa foi, il est un homme de combat pour la raison, pour la justice, pour l’égalité, pour la démocratie, pour le mieux-être des Sénégalais et des Sénégalaises. Ensemble, nous avons une pleine conscience d’être utile et d’ainsi être utile à notre pays.

Même les plus critiques à son égard, doivent reconnaître qu’il ne s’est jamais rassasié d’une vaine célébrité, parce qu’ensemble avec ses camarades il a dédaigné les succès d’un jour pour la véritable victoire, celle qui permettra aux Sénégalais et aux Sénégalaises d’entendre notre message de vérité parce que nous voulons faire le bien public indépendamment des mobiles de l’opinion populaire.

Ensembles, capables de dépassement

Ceux et celles qui l’ont investi, sans pression, mais avec conviction, au nom du Parti socialiste et de sa coalition, comme candidat à l’élection du 4ème Président de notre République, sont capables, pour sa réussite et le bien de notre pays, de substituer l’irascibilité de l’amour propre à l’énergie du patriotisme, la méfiance à la discussion rationnelle, les petites passions haineuses et réminiscences rancunières à des débats sérieux pour éclairer le peuple sénégalais. Ils ne veulent que le soutenir et ne veulent jamais être égoïstes n’ayant rien d’autres en tête que le bien-être et l’épanouissement du Sénégal, des Sénégalaises et des Sénégalais.

Le Sénégal doit être un pays libre dans toute l’acception du terme, car les Sénégalaises et Sénégalais sont convaincus que le monde de l’homme libre est devenu un impératif de la raison, une sorte de rationalisme administratif et politique pour assurer le mieux-être, et, pourquoi pas ?, le plus-être de tous.

ME JACQUES BAUDIN
Ancien ministre

Secrétaire national du PS aux Relations extérieures et à l’unité africaine
Secrétaire général de l’Union régionale de Diourbel

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