Lundi, 26 Avril 2010

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Léopold Sédar Senghor

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Léopold Sédar Senghor (Joal, Sénégal, 9 octobre 1906 - Verson, France, 20 décembre 2001) était un poète, écrivain et homme politique sénégalais. Il a été le premier président du Sénégal (1960-1980) et il fut aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française.Il est le symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies pour ses partisans ou du néo-colonialisme français en Afrique pour ses détracteurs.

Biographie

 

Son enfance (1906 - 1928)

 
Joal au Sénégal

Léopold Sédar Senghor naquit le 9 octobre 1906[1] à Joal, petite ville côtière située au sud de Dakar, Sénégal. Son père, Basile Diogoye Senghor, était un commerçant catholique appartenant à la bourgeoisie sérère, une ethnie minoritaire au Sénégal. Originaire de Djilor, sa mère, Gnilane Ndiémé Bakhoum (-1948), que Senghor appelle dans Élégies « Nyilane la douce », appartient à l'ethnie sérére et à la lignée tabor. C'est la troisième épouse de Basile Senghor. Elle eut six enfants, dont deux garçons.

 

 

Le prénom sérère Sédar signifie « qu’on ne peut humilier ». Son prénom catholique « Léopold » lui fut donné par son père en souvenir de Léopold Angrand, riche commerçant mulâtre ami et employeur ponctuel de son père. C'est auprès du Père Dubois, de la mission catholique de Djilor, que le jeune Léopold apprit le catéchisme et les premiers rudiments de la langue française. Senghor commença ses études au Sénégal, d'abord chez les Pères Spiritains à Ngazobil pendant six ans, puis à Dakar au collège-séminaire François Libermann et au cours secondaire de la rue Vincens qui s'appellera plus tard le lycée Van-Vollenhoven. Il est déjà passionné de littérature française. Bon élève, il réussit le baccalauréat, notamment grâce au français et au latin. Le directeur du lycée et ses professeurs recommandent d'envoyer Senghor poursuivre ses études en France. Il obtient une demi-bourse de l'administration coloniale et quitte pour la première fois le Sénégal à 22 ans.

 

Les années d’errance (1928)

Senghor arrive en France en 1928. Cela marquera le début de « seize années d’errance », selon ses dires. Il sera tout d'abord étudiant à la Sorbonne, mais très vite découragé, il entrera, grâce à l'aide du député du Sénégal Blaise Diagne, au lycée Louis-le-Grand où il prépare le concours d'entrée à l'École normale supérieure. Il y côtoie Paul Guth, Henri Queffélec, Robert Verdier et Georges Pompidou, avec qui il se liera d'amitié. Il y rencontre également Aimé Césaire pour la toute première fois.

 

L'agrégation de grammaire (1935)

Après un échec au concours d'entrée, il décide de préparer l'agrégation de grammaire. Pour l'agrégation, il fait une demande de naturalisation[2]. Il obtient l'agrégation de grammaire en 1935, après une première tentative non couronnée de succès. Senghor fut donc le premier Africain agrégé de grammaire, mais pas, comme on le lit parfois, le premier normalien africain[3].

Il débute sa carrière de professeur de lettres classiques au lycée Descartes à Tours, puis est muté, en octobre 1938, au lycée Marcelin-Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés, dans la région parisienne. Outre ses activités d'enseignant, il suit des cours de linguistique négro-africaine dispensés par Lilias Homburger à l'École pratique des hautes études et ceux de Marcel Cohen, Marcel Mauss et de Paul Rivet à l'Institut d'ethnologie de Paris.

 

Seconde guerre mondiale (1939 - 1945)

En 1939, Senghor est enrôlé comme fantassin de 2e classe dans un régiment d'infanterie coloniale. Il est affecté au 31e régiment d'infanterie coloniale, régiment composé d'africains, malgré la naturalisation de Senghor en 1932. Le 20 juin 1940, il est arrêté et fait prisonnier par les Allemands à La Charité-sur-Loire. Il est interné dans divers camps de prisonniers (Romilly, Troyes, Amiens). Il est ensuite transféré au Front Stalag 230 de Poitiers, un camp de prisonniers réservé aux troupes coloniales. Les Allemands voulaient le fusiller le jour même de son incarcération ainsi que les autres soldats noirs présents. Ils échapperont à ce massacre en s'écriant « Vive la France, vive l’Afrique noire ». Les Allemands baissent leurs armes car un officier français leur fait comprendre qu'un massacre purement raciste nuirait à l'honneur de la race aryenne et de l'armée allemande. Senghor facilite l'évasion de deux soldats français. Il est transféré au camp disciplinaire des Landes à la fin de l'année 1941. En 1942, il est libéré, pour cause de maladie. Au total, Senghor passera deux ans dans les camps de prisonniers, temps qu'il consacrera à la rédaction de poèmes. Il reprend ses activités d'enseignant et participe à la résistance dans le cadre du Front national universitaire.

 

L’homme politique

 

dans la France coloniale (1945 - 1960)

Au lendemain de la guerre, il est communiste. Il reprend la chaire de linguistique à l’École nationale de la France d'Outre-mer qu'il occupera jusqu'à l'indépendance du Sénégal en 1960. Au cours d'un de ses voyages de recherche sur la poésie sérère au Sénégal, le chef de file local des socialistes, Lamine Guèye lui propose d'être candidat à la députation. Senghor accepte et est élu député de la circonscription Sénégal-Mauritanie à l'Assemblée nationale française où les colonies viennent d'obtenir le droit d'être représentées. Il se démarqua de Lamine Guèye au sujet de la grève des cheminots de la ligne Dakar-Niger. Ce dernier vote contre car le mouvement social paralysait la colonie alors que Senghor soutient le mouvement, ce qui lui valut une grande popularité. En 1946, Senghor se marie avec Ginette Éboué, la fille de Félix Éboué, gouverneur général de l'Afrique-Équatoriale française avec qui il eut deux fils, Francis-Arphang (1947-) et Guy-Wali (1948-1984). Il lui consacrera le poème « Chants pour Naëtt » repris dans le recueil de poèmes « Nocturnes » sous le titre « Chants pour Signares »[4].

Fort de son succès, il quitte l'année suivante la section africaine de la section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) qui avait soutenu financièrement en grande partie le mouvement social, et fonde avec Mamadou Dia le Bloc démocratique sénégalais (1948), qui remporta les élections législatives de 1951. Lamine Guèye perd son siège.

Réélu député en 1951 comme indépendant d'Outre-mer, il est secrétaire d'État à la présidence du Conseil dans le gouvernement Edgar Faure du 1er mars 1955 au 1er février 1956, devient maire de Thiès au Sénégal en novembre 1956 puis ministre conseiller du gouvernement Michel Debré, du 23 juillet 1959 au 19 mai 1961. Il fut aussi membre de la commission chargée d’élaborer la constitution de la Cinquième République, conseiller général du Sénégal, membre du Grand Conseil de l'Afrique occidentale française et membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Entre temps, il avait divorcé de sa première femme en 1956 et s'était remarié l'année suivante avec Colette Hubert, une française originaire de Normandie, avec qui il eut un fils, Philippe-Maguilen (1958-1981). Il consacrera recueil « Lettres d'Hivernage » à sa seconde femme. Senghor fait paraître en 1964 le premier d'une série de cinq volumes intitulée « Liberté ». Ce sont des recueils de discours, allocutions, essais et préfaces.

 

au Sénégal (1960 - 1981)

 
Drapeau de la Fédération du Mali
 
Drapeau du Sénégal

Senghor est un fervent défenseur du fédéralisme pour les États africains nouvellement indépendant, une sorte de « Commonwealth à la française ». Le 13 janvier 1957, une « convention africaine » est créée. La convention réclame la création de deux fédérations en Afrique française. Senghor se méfie de la balkanisation de l'AOF en huit petits états[5]. Le fédéralisme n'obtenant pas la faveur des pays africains, il décide de former, avec Modibo Keïta, l'éphémère fédération du Mali avec l'ancien Soudan français (l'actuel Mali). La fédération du Mali est constituée en janvier 1959 et regroupe le Sénégal, le Soudan français, le Dahomey (l'actuel Bénin) et la Haute-Volta (l'actuel Burkina Faso). Un mois après, le Dahomey et la Haute-Volta quittent la fédération refusant sa ratification. Les deux fédéralistes se partagent les responsabilités. Senghor assure la présidence de l'assemblée fédérale. Modibo Keïta prend la présidence du gouvernement. Les dissensions internes provoquent l'éclatement de la fédération du Mali. Le 20 août 1960, le Sénégal proclame son indépendance et le 22 septembre, Modibo Keïta proclame l’indépendance du Soudan français qui devient la République du Mali.

Élu le 5 septembre 1960, Senghor préside la toute nouvelle République du Sénégal. Il est l'auteur de l'hymne national sénégalais, le Lion rouge. Le Président du Conseil de Gouvernement, Mamadou Dia, est chargé de la mise en place du plan de développement à long terme du Sénégal tandis que Senghor est en charge des relations internationales. Les deux hommes entrent rapidement en conflit. En décembre 1962, Mamadou Dia est arrêté et suspecté d'avoir tenté un coup d’État. Il restera douze ans en prison. À la suite de cet événement, Senghor instaure un régime présidentiel. Le 22 mars 1967 Senghor échappe à un attentat. Le coupable sera condamné à mort.

Il démissionne de la présidence, avant le terme de son cinquième mandat, en décembre 1980. Abdou Diouf, Premier ministre, le remplace à la tête du pouvoir, en vertu de l'article 35 de la Constitution. Sous la présidence de Senghor, le Sénégal a instauré le multipartisme (limité à trois courants : socialiste, communiste et libéral, puis quatre, les trois précédents étant rejoints par le courant conservateur), ainsi qu'un système éducatif performant. Senghor est souvent reconnu pour être un démocrate. Néanmoins, il réprima violemment plusieurs mouvements estudiantins.

 

Francophonie

Il soutint la création de la Francophonie et fut le vice-président du Haut-Conseil de la Francophonie.

En 1962, il est l'auteur de l'article fondateur "le français, langue de culture"[6] dont est extraite la célèbre définition : "La Francophonie, c'est cet Humanisme intégral, qui se tisse autour de la terre".

Il théorise un idéal de francophonie universelle qui serait respectueuse des identités et imagine même une collaboration avec les autres langues latines.

Il est considéré, avec Habib Bourguiba (Tunisie), Hamani Diori (Niger) et Norodom Sihanouk (Cambodge), comme l'un des pères fondateurs de la Francophonie.

En 1982, il a été l'un des fondateurs de l'Association France et pays en voie de développement dont les objectifs étaient de susciter une conscientisation des problèmes de développement des pays du Sud, dans le cadre d'une refonte des données civilisatrices.

 

L’académicien (1983)

Après avoir été désigné Prince des poètes en 1978, il est élu à l'Académie française le 2 juin 1983, au 16e fauteuil, où il succède au duc de Lévis-Mirepoix[7]. Il est le premier africain à siéger à l'Académie française, celle-ci poursuivant ainsi son processus d'ouverture après l'entrée de Marguerite Yourcenar. La cérémonie par laquelle Senghor entre dans le cercle des académiciens a lieu le 29 mars 1984, en présence de François Mitterrand.

 

Ses obsèques (2001)

En 1993, paraît le dernier volume des « Liberté » : « Liberté 5: le dialogue des cultures ».

Il a passé les dernières années de son existence auprès de son épouse, à Verson, en Normandie où il est décédé le 20 décembre 2001[8]. Ses obsèques ont eu lieu le 29 décembre 2001 à Dakar, organisées par le Président Abdoulaye Wade, élu en mars 2000, en présence de Abdou Diouf, ancien président, Raymond Forni, président de l'Assemblée nationale française et de Charles Josselin, secrétaire d’État français auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Francophonie. Jacques Chirac (« La poésie a perdu un maître, le Sénégal un homme d'État, l'Afrique un visionnaire et la France un ami »[9]) et Lionel Jospin, respectivement président de la République française et Premier ministre de l'époque, ne s'y sont pas rendus. Ce manque de reconnaissance a suscité une vive polémique. Le parallèle a été fait avec les tirailleurs sénégalais qui, après avoir contribué à la libération de la France, ont dû attendre plus de 40 ans pour avoir le droit de percevoir une pension équivalente (en termes de pouvoir d'achat) à celle de leurs homologues français. L'académicien Érik Orsenna écrivit dans « Le Monde » un point de vue intitulé : « J'ai honte »[10]. Dans les milieux littéraires et poétiques, l'absence des deux premiers responsables politiques français à ces obsèques a été encore plus sévèrement jugée. On a pu lire : « S'évitant de voir leur vision étriquée du monde confrontée à l'ampleur de la puissance intellectuelle du poète africain, d'un point de vue purement ontologique, leur absence même est un hommage suprême rendu au chantre de la francophonie. »

Le fauteuil numéro 16 de l'Académie française laissé vacant par la mort du poète sénégalais, c'est un autre ancien président, Valéry Giscard d'Estaing qui le remplace. Comme le veut la tradition, il rend hommage à son prédécesseur lors d'un discours de réception donné le 16 décembre 2004[11]. Confronté au puzzle senghorien, il décide de présenter les différentes facettes de Senghor « De l’élève appliqué, puis de l’étudiant déraciné ; du poète de la contestation anti-coloniale et anti-esclavagiste, puis du chantre de la négritude ; et enfin du poète apaisé par la francisation d’une partie de sa culture, à la recherche lointaine, et sans doute ambiguë, d’un métissage culturel mondial ».

 

Poésie

Sa poésie essentiellement symboliste, fondée sur le chant de la parole incantatoire, est construite sur l'espoir de créer une Civilisation de l'Universel, fédérant les traditions par-delà leurs différences. Senghor a estimé que le langage symbolique de la poésie pouvait constituer les bases de ce projet. En 1978, Senghor reçut le Prix mondial Cino Del Duca.

Le poème « À l'appel de la race de Saba », paru en 1936, est inspiré de l'entrée des troupes italiennes à Addis-Abeba.

Il fit également partie des premiers comités de la Société des poètes et artistes de France dans les années 1950 et 1960.

 

Négritude

Alors qu'il était étudiant, il créa en compagnie du martiniquais Aimé Césaire et du guyanais Léon Gontran Damas la revue contestataire « L'Étudiant noir » en 1934. C'est dans ces pages qu'il exprimera pour la première fois sa conception de la négritude, notion introduite par Aimé Césaire, dans un texte intitulé « Négrerie ». Césaire la définit ainsi : « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture ». Senghor explique en ces termes le concept de Négritude « la Négritude, c’est l’ensemble des valeurs culturelles du monde noir, telles qu’elles s’expriment dans la vie, les institutions et les œuvres des Noirs. Je dis que c’est là une réalité : un nœud de réalités »[12].

 

Politique

Bien que socialiste, Senghor se tint à l'écart des idéologies marxiste et anti-occidentale devenues populaires dans l'Afrique post-coloniale, favorisant le maintien de liens étroits avec la France et le monde occidental. Beaucoup y voient une contribution décisive dans la stabilité politique du pays - qui demeure une des rares nations africaines à n'avoir jamais eu de coup d'État et avoir eu des transferts toujours pacifiques du pouvoir.

 

Mandats électifs

Maire
1956 : maire de Thiès
Député
1945-1946 : Député de l'Assemblée Constituante française (1)
1946-1946 : Député de l'Assemblée Constituante française (2)
1946-1951 : Député de l'Assemblée nationale française
1951-1955 : Député de l'Assemblée nationale française
Président de la République
1960-1963 : Président de la République du Sénégal
1963-1968 : Président de la République du Sénégal
1968-1973 : Président de la République du Sénégal
1973-1978 : Président de la République du Sénégal
1978-1980 : Président de la République du Sénégal

 

Fonctions gouvernementales

Secrétaire d’État
1955-1956 : secrétaire d'État dans le gouvernement français d'Edgar Faure

 

Une reconnaissance internationale

 
Timbre commémoratif de Moldavie

Senghor a reçu de nombreuses distinctions au cours de sa vie :

  • Grand-croix de l'Ordre du Lion du Sénégal
  • Grand-croix de la Légion d’honneur
  • Grand-croix de l'Ordre national du Mérite
  • Commandeur des Arts et des Lettres
  • Commandeur des Palmes académiques

Ses faits d'armes lui vaudront :

  • la médaille de la Reconnaissance franco-alliée 1939-1945 ;
  • la Croix de combattant 1939-1945.

Il est docteur honoris causa de trente-sept universités…

  • Membre de l'Académie française ;
  • Membre correspondant de l'Académie bavaroise ;
  • Membre étranger de l'Académie des sciences morales et politiques ;
  • Membre étranger de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux ;
  • Membre étranger de l'Académie des sciences d'outre-mer ;
  • Membre étranger de la Black Academy of Arts and Letters ;
  • Membre étranger de l'Académie Mallarmé ;
  • Membre étranger de l'Académie du royaume du Maroc.

Il est également titulaire de très nombreuses distinctions culturelles et étrangères :

  • Médaille d'or de la langue française ;
  • Médaille d'or du mérite poétique du prix international Dag Hammarskjöld (1965) ;
  • Médaille d'or de la CISAC (Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs) ;
  • Grand prix international de poésie de la Société des poètes et artistes de France et de langue française (1963) ;
  • Grand prix littéraire international Rouge et Vert (1966) ;
  • Prix de la Paix des libraires allemands (1968) ;
  • Prix littéraire de l'Académie internationale des arts et lettres de Rome (1969) ;
  • Grand prix international de poésie de la Biennale de Knokke-le-Zoute (1970) ;
  • Prix Guillaume Apollinaire (1974) ;
  • Prince en poésie 1977, décerné par l'association littéraire française « L'Amitié par le livre » ;
  • Prix mondial Cino Del Duca (1978) ;
  • Prix international du livre, attribué par le Comité international du livre (Communauté mondiale du livre, UNESCO, 1979) ;
  • Prix pour ses activités culturelles en Afrique et ses œuvres pour la paix, décerné par le président Sadate (1980) ;
  • Premier prix mondial Aasan ;
  • Prix Alfred de Vigny (1981) ;
  • Prix Athénaï, à Athènes (1985) ;
  • Prix international du Lion d'or, Venise (1986) ;
  • Prix Louise Michel, Paris (1986) ;
  • Prix du Mont-Saint-Michel, aux Rencontres poétiques de Bretagne (1986) ;
  • Prix Intercultura, Rome (1987).

Les hommages à travers le monde :

  • Plaque commémorative, située dans la ville de Québec, au Québec ;
  • L' université internationale de langue française d'Alexandrie inaugurée en 1990 porte son nom ;
  • Le collège de Corbeny (Aisne) porte son nom, en souvenir de l'un de ses parents qui avait combattu sur le Chemin des Dames, tout proche ;
  • Le Lycée Régional Polyvalent du Canada, basé à Évreux dans l'Eure et construit en 1995, est rebaptisé Lycée Léopold Sédar Senghor à sa mort ;
  • Le 10 octobre 2007, l'espace culturel Léopold Sédar Senghor fut inauguré dans la ville du May-sur-Èvre (Maine-et-Loire) dirigée par son neveu, Auguste Senghor ;
  • Le 10 novembre 2007 fut inaugurée la nouvelle école Léopold Sédar Senghor (élémentaire) à Clamart, dans les Hauts-de-Seine, en hommage à l’homme de lettres, académicien d’origine africaine et 1er président du Sénégal, en présence du représentant de l’ambassadeur du Sénégal en France.

 

Notes et références

 

  1. Son acte de baptême indique le 15 août 1906, sa fiche d'état civil le 9 octobre et certains membres de sa famille font état d'une autre date (Christian Roche, Léopold Sédar Senghor : le président humaniste, Privat, Toulouse, mars 2006, 239 p. (ISBN 2708968602), p. 16 ).
  2. Senghor est né à Joal, ville située en-dehors de la zone administrative directe limitée en 1890 aux communes de Dakar, Gorée et Rufisque et Saint-Louis. Seuls les habitants de ces quatre communes pouvaient bénéficier du statut de « citoyen français », les autres demeuraient sujets français (Christian Roche, Léopold Sédar Senghor : le président humaniste, Privat, Toulouse, mars 2006, 239 p. (ISBN 2708968602), p. 19 )
  3. En réalité, le premier Sénégalais reçu à Normale Sup est Omar Blondin Diop, précisément un opposant à Senghor
  4. http://www.grioo.com/files/200601/SenghorPHF.doc
  5. Côte d’Ivoire, Dahomey, Guinée, Haute-Volta, Mauritanie, Niger, Sénégal et Soudan.
  6. SENGHOR Leopold Sedar, "le français, langue de culture" , revue Esprit, le français, langue vivante ,1962
  7. Voir le discours de Senghor en hommage à son prédécesseur [1] prononcé le 29 mars 1984.
  8. Revue de presse du 20 décembre 2001 à l'occasion de la mort de Senghor [2]
  9. Senghor LS: décès à 95 ans
  10. "J'ai honte"
  11. http://www.academie-française.fr/immortels/discours_reception/giscard.html
  12. Liberté 11, Négritude et Humanisme, p. 9

(source : wikipédia)

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