Lundi, 26 Mars 2012

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Le Parti dans l'histoire

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C’est au début du siècle, précisément le 13 février 1903, qu’un décret fixe les limites définitives du Sénégal par rapport aux autres colonies africaines. Le 18 octobre 1904, un deuxième décret modifie le premier ; et ce deuxième décret sera lui- même modifié par les décrets des 24 février et 25 novembre 1907 et 29 mars 1908.

Gouvernement général

Quelques années auparavant, à la fin du siècle précédent, la France, pays colonisateur, avait institué, pour l’administration de ses colonies en Afrique, le "Gouvernement général de l’AOF" (décret du 16 juin 1895). Un gouverneur français se trouvait à la tête de toutes les possessions française d’Afrique occidentale. Ce gouverneur remplissait également les fonctions de gouverneur du territoire sénégalais proprement dit. Le siège du Gouvernement général était à Saint-Louis, alors capitale du Sénégal.

 



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L’histoire du Sénégal durant le vingtième siècle est relativement mouvementée, car la vie politique et sociale, par tradition si on peut dire, a toujours été active dans ce pays, malgré quelques périodes d’accalmie. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le Sénégal, première possession française en Afrique, fut pour le colonisateur un tremplin pour la conquête d’autres territoires africains.

Les Quatre Communes

Il n’est peut-être pas superflu de rappeler la manière dont l’occupant administrait les territoires africains occupés. Au Sénégal, quatre communes avaient été créées : celles de Gorée, de Dakar, de Saint-Louis et de Rufisque. Le colonisateur avait divisé les Africains en deux catégories : les habitants des Quatre Communes et les autres.

Les premiers bénéficiaient — en principe — des mêmes droits politiques que les Français et envoyaient un parlementaire à l’Assemblée nationale française. Blaise Diagne fut ainsi le premier député sénégalais à l’Assemblée nationale française.

La seconde catégorie, ce sont les "sujets", c’est-à-dire les Sénégalais non originaires de l’une des Quatre communes ainsi que les ressortissants des autres territoires. Les "sujets" sont l’objet de multiples discriminations et injustices : peines disciplinaires, prison, travail forcé, hôpitaux séparés, etc.

Les tirailleurs sénégalais

L’une des mamelles de l’autorité était, bien entendu, l’armée. Les "tirailleurs sénégalais", recrutés par les autorités françaises, participèrent activement à la conquête de l’intérieur du Sénégal. Ils participèrent également aux deux Guerres mondiales (1914-18 et 1939-45). Bien que les premiers tirailleurs furent originaires du Sénégal, on en a recruté par la suite dans les autres territoires d’Afrique, mais le nom de "tirailleurs sénégalais" demeurera. A la fin de la Première Guerre mondiale, on dénombrait quelque 211.000 tirailleurs.

Conférence de Brazzaville

La marche vers l’indépendance du Sénégal, comme de la plupart des autres possessions françaises d’Afrique, trouve son origine dans l’historique Conférence de Brazzaville qui se tint en 1944. Il faut mentionner qu’aucun représentant africain ne participait à cette rencontre. Le général de Gaulle y déclara : "Il appartient à la France et il n’appartient qu’à elle de procéder, le moment venu, aux réformes impériales de structure qu’elle décidera dans sa souveraineté." A l’époque de cette conférence, le colonisateur appréhendait que des réformes étaient nécessaires, voires urgentes, mais il n’était nullement question d’accorder l’indépendance aux colonies, du moins pas dans un futur immédiat.

Senghor et Lamine Guèye

Après la Seconde Guerre mondiale, la vie politique sénégalaise sera dominée par les députés Lamine Guèye, alors jeune avocat, et Léopold Sédar Senghor, premier africain agrégé de grammaire. L’équipe formée et dirigée par ces deux leaders s’impose dans le pays. Mais, en 1948, Senghor, par suites de divergences de vue avec Lamine Guèye, quitte la SFIO où il militait avec son compatriote et fonde son propre parti, le Bloc démocratique sénégalais (BDS). C’est alors la concurrence entre les deux formations, mais celle de Senghor remporte aussi bien les élections législatives de 1951 que celles de 1956.

Loi-cadre

1956 est une date importante dans l’histoire de la marche du Sénégal vers l’indépendance. C’est l’année du vote de la Loi- cadre qui accorde une semi-autonomie au Sénégal et aux autres territoires de l’AOF.

Référendum de 1958

En 1958, l’Union progressiste sénégalaise (UPS) succède au Bloc populaire sénégalais (BPS). La même année, la France organise un référendum portant sur la création de la communauté franco-africaine. Le choix est entre le rejet ou l’adoption de cette communauté. Le Sénégal, en votant oui, décide d’y adhérer.

Fédération du Mali

1958, en décembre, voit également la naissance de la Fédération du Mali qui, proclamée le 17 janvier 1960, regroupait le Sénégal et le Soudan (actuel Mali) après des tentatives avortées quelques années auparavant d’y inclure le Dahomey (actuel Bénin) et la Haute-Volta (actuel Burkina Faso). Senghor en est le président, Modibo Keïta, alors chef de l’Etat soudanais, le président de l’Assemblée fédérale. La Fédération du Mali, de courte durée, éclate en août 1960.

Indépendance du Sénégal

Le Sénégal proclame son indépendance en 1960 et Senghor est le premier président de la jeune République, Mamadou Dia assurant la présidence du Conseil et Lamine Guèye celle de l’Assemblée nationale. En décembre 1962, une seconde grande crise survint, celle qui a abouti à l’arrestation de Mamadou Dia et d’un certain nombre de ministres.

Partis d’opposition

Après 1962, le Parti du Rassemblement africain (PRA), alors seul parti légal d’opposition, rallie les rangs de l’UPS. Ce n’est qu’en 1974 que naît un nouveau parti légal d’opposition, le Parti démocrate sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade.

Senghor quitte volontairement le pouvoir en 1981 et, comme le stipulait la Constitution de l’époque, le Premier ministre, en l’occurrence Abdou Diouf, hérite de la présidence de la République. Aujourd’hui, après la suppression en 1982 de la "loi des courants de pensée" (qui n’autorisait que quatre partis dans le pays, correspondant à quatre courants de pensée), trente-huit formations se disputent l'arène politique. En 1983, 1988 et en 1993, Abdou Diouf a été réélu aux présidentielles, tandis que le Parti socialiste gagnait les législatives de 1983, 1988, 1993 et 1998.

Gouvernement de majorité présidentielle

C’est en 1991 que fut constitué le premier gouvernement de majorité présidentielle élargie, comprenant, sous la direction d’un Premier ministre socialiste, des ministres du PDS d’Abdoulaye Wade, du PIT d’Amath Dansokho aux côtés de ministres socialistes. Cette forme de gouvernance, qui associe l’opposition significative à la gestion des affaires publiques, le Président Abdou Diouf en fait une règle malgré la majorité confortable dont sa formation politique dispose au niveau de l’Assemblée nationale.

En 1993, après les élections présidentielles et législatives, un gouvernement d’ouverture et de rassemblement réunit, sous la houlette d’un Premier ministre socialiste, des ministres issus du parti socialiste majoritaire, du PIT, du PDS/R, du PDS et de la LD/MPT.

Collectivités locales

Février 1996 est l’année de l’adoption de la loi 96-06 sur les Collectivités locales (Code des Collectivités locales) qui a pour objet de renforcer le processus de démocratisation, de décentralisation et de déconcentration, en rendant le pouvoir aux collectivités de base que sont la région, la ville, la commune et la communauté rurale. Au nombre de 433, ces collectivités constituent désormais un véritable réseau.

Elections régionales, municipales et rurales

En novembre 1996 furent organisées des élections régionales, municipales et rurales. Remportées par le Parti socialiste sur toute l’étendue du territoire, ces élections ont confirmé la suprématie du PS qui contrôle aujourd’hui les 10 régions administratives du Sénégal, 56 des 60 communes, 38 des 43 communes d’arrondissement et 304 des 322 communautés rurales.

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