Les personnes qui ont un minimum de familiarité avec la vie politique de notre pays n’auront aucune difficulté à s’accorder sur une évidence: mettre fin à l’ère Wade est aujourd’hui la préoccupation majeure chez bon nombre de nos compatriotes. Il n’est aussi pas difficile de prouver que l’écrasante majorité des hommes politiques sénégalais qui veulent servir leur pays et non s’en servir, préfèrent que Me Abdoulaye Wade, du fait de son âge avancé, prenne sa retraite politique bien méritée en février 2012.
Pour améliorer les chances de l’opposition de faire partir Wade, beaucoup avaient souhaité de tout cœur que Bennoo puisse arriver à un consensus autour d’un candidat de l’unité et du rassemblement. Malheureusement, un accord sur une procédure objective pour départager Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng n’a pas pu être trouvé par la Conférence des leaders de Bennoo. Il faut cependant signaler que ce n’est pas parce qu’il n’y avait pas un moyen impartial d’y arriver.
ACTUALITES
Contribution : Tourner la page libérale: par quel moyen? - Diomaye (Ndongo) Faye
Allocution de Ousmane Tanor Dieng suite à l'inculpation de Barthélemy Diaz - Conférence de presse
Mes chers Compatriotes,
En cette veille de campagne pour l'élection présidentielle du 26 février 2012, l'atmosphère politique de notre pays est déjà grosse de dangers innommables, alimentés de façon insidieuse par Abdoulaye Wade et, entretenus par le PDS et ses affidés.
Vous le savez tous, depuis quelques jours, notre pays et notre Parti sont victimes de violences d’autant plus inouïes qu’elles sont gratuites. Après Malick Noël Seck injustement embastillé dans les geôles du pouvoir, voilà que notre camarade Barthélémy Dias se trouve entre les mains de la justice, pris dans une machination, un complot, un piège véritablement diabolique. Pendant ce temps, la plupart des nervis, leurs sergents-recruteurs ainsi que leurs commanditaires, pourtant connus, ne sont pas inquiétés. Dans cette affaire, on veut faire prévaloir un "droit des agresseurs " et une "responsabilité pénale des victimes". Hallucinant !
La diaspora sénégalaise de Paris appelle à manifester contre les violences politiques et l'impunité
Assurément le régime d'Abdoulaye Wade est marqué du sceau de la violence et de l'impunité car, aujourd’hui au Sénégal la violence est installée au cœur des institutions républicaines, où des individus agissent en toute impunité pour faire taire des opposants au régime libéral, menacer les journalistes, tenter de faire régner le régime de la peur. La violence et la peur, comme effet induit, sont érigées en valeurs ultimes de la pratique du pouvoir.
De manière insidieuse et rampante la privatisation de la violence se met en œuvre avec l’émergence de milices privées dévouées corps et âmes à certains hommes politiques ou religieux, avec le recrutement d’anciens miliciens dans la police, la gendarmerie et l’armée qui s’arrogent le « monopole de la violence légale». Ces individus gangrènent l’espace politique sénégalais et constituent les instruments d’un pouvoir anti démocratique aux abois. De manière indéniable cette privatisation de la violence est et restera la marque de fabrique d’Abdoulaye WADE.
Me Aissata Tall Sall a participé samedi à une manifestation contre le racisme en Italie
Me Aïssata Tall Sall a pris part à Florence à la manifestation à la mémoire des deux Sénégalais tués, manifestation à laquelle étaient attendus le Premier ministre italien, le président du Conseil régional, le leader du PD, principal parti d'opposition. Dépêchée par le Parti socialiste Me Tall va prendre la tête d'un pool composé d'avocats français et américains pour défendre les victimes du crime. Avant de quitter l'Italie, elle va rencontrer des avocats de ce pays qui viendront renforcer le pool.
La manifestation a réunit au moins 10.000 personnes contre le racisme . Le ministre italien pour la Coopération et l'intégration Andrea Riccardi a estimé dans une interview publiée samedi par le quotidien La Stampa que le meurtre des Sénégalais à Florence, ainsi qu'une attaque contre un un camp de Roms à Turin (nord) constituaient un signal d'alarme.
Le Parti socialiste a raison de rester fidèle à la ligne choisie depuis 2000
Vision Socialiste France (VSF) regrette que la démarche menée par le comité de facilitation n’ait pas abouti sur le choix d’un candidat de l’unité et du rassemblement.
VSF en tire toutefois un certain nombre d’enseignements qui la confortent dans son soutien à la candidature du leader du Parti Socialiste (PS) pour mener l’opposition sénégalaise à la bataille des élections présidentielles prévues en février 2012.
Contribution : Blocage du choix du candidat de Benno : entre déni d’objectivité et illusion unitaire
L’avènement de la démocratie représentative a généré le principe aristocratique de l’élection à travers le phénomène de la représentation politique. La sélection des catégories dirigeantes est de nos jours incontournable dans les modes d’accès aux positions électives de pouvoir. De ce point de vue, l’élection présidentielle suppose la désignation de candidats. Au Sénégal, les partis politiques ont le monopole de l’encadrement des candidatures aux élections, malgré un réveil des candidats indépendants. Aujourd’hui, les partis sont devenus des entreprises politiques et leur principal but est la conquête pour l’accès au pouvoir, vu l’intensification de la compétition.
OUSMANE TANOR DIENG au sujet de la candidature de « BENNO : "On ne peut pas dire qu'il y a blocage"
Le Secrétaire général du parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, en visite, samedi dernier, à Médina Baye (Kaolack) pour présenter ses condoléances, suite au décès de Serigne Mamoune Niasse, s’est en prononcé sur la candidature au « Benno ».
Pour Ousmane Tanor Dieng, il n’est encore permis de parler de blocage « nous sommes en train de poursuivre les discussions. La coalition « Benno Siggil Senegal » est une structure qui a été créée pour reconquérir le pouvoir. Donc légitiment, chaque parti doit aspirer au pouvoir. Si maintenant il y a deux (2) candidats et que l’on souhaite qu’il en reste un (1), cela demande des discussions, cela demande des négociations, cela demande des concertations, pour convaincre les uns et les autres.
Convaincre les appareils, convaincre les militants pour arriver à une situation mutuellement acceptable. C’est cela que nous sommes en train de faire, ce n’est pas facile, mais nous pensons que nous y arriverons. Nous comprenons l’impatience des Sénégalais, et comme c’est une question qui est difficile, on a mis en place un comité de facilitation qui est en train de rencontrer les uns et les autres, et cerner les difficultés et de s’attaquer à l’ensemble des problèmes allant du plus facile au plus difficile. Je crois que c’est comme ça que les négociations se font et je suis convaincu que nous y arriverons par la grâce de Dieu.
C’est pourquoi j’ai demandé au Khalife de prier pour nous pour que nous y arrivions dans l’intérêt du Sénégal, parce qu’au dessus de nos personnes, au dessus de nos partis, il y a le Sénégal et le Sénégal a besoin d’un changement. Le régime de Wade doit partir. Une dizaine d’années le pays est par terre et maintenant on remarque que même au conseil des ministres, il ne parle que de politique. C’est incroyable que Abdoulaye Wade en conseil des ministres, au lieu de parler des problèmes du pays, parle de « Benno », parle des rapports entre Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng, ce n’est pas acceptable et je pense que pour cette raison, nous devons tout faire pour faire partir ce régime là. Nous en avons conscience, nous mesurons nos responsabilités et si Dieu le veut bien, nous en arriverons ».
Le candidat socialiste qui continue encore de minimiser le retard du comité de facilitation pour proclamer le nom du candidat de l’unité et du rassemblement a aussi tenu ces propos, écarte toute hypothèse d’une seconde formule « au sein même des négociations, nous sommes en train d’échanger, de discuter.
Chacun et chaque parti a des ambitions légitimes, nous discuterons et nous avons mis un comité de facilitation, il faut que tout le monde participe à la facilitation y compris d’ailleurs les journalistes. Les problèmes et l’intérêt du pays interpellent et intéressent, en tout cas je suis optimiste, c’est par la négociation par la discussion qu’on y arrivera. Il n’y a pas de problème sans solution. Il n’y a que des problèmes qu’on n’a pas discutés ou qu’on a mal discutés. Je tiens à dire que moi, en ce qui m’intéresse, je suis dans une logique de recherche de candidature de l’unité et du rassemblement. Nous utiliserons toutes les ressources de la négociation et de la diplomatie pour y arriver.
Nous y arriverons, mais ne supposez pas déjà que nous allons échouer, et n’envisagez pas d’ores et déjà d’autres formules » indique Ousmane Tanor Dieng qui faisait aussi comprendre que « le plan A, c’est d’avoir un candidat de l’unité et du rassemblement parce que c’est en étant unis et renforcés que nous avons plus de chance de courir moins de risque face à Abdoulaye Wade c’est pourquoi nous y travaillons, nous sommes conscients de cette situation là » a-t-il fait remarquer.
Abdoulaye FALL (Sud quotidien)
CONTRIBUTION : INCONTESTABLEMENT, TANOR A LE MEILLEUR PROFIL POUR LE ‘’CANDIDAT DE L’UNITE’’ ! POURQUOI DONC TERGIVERSER, ALORS QUE L’HEURE EST GRAVE ?
Le pays va très mal ; les sénégalais sont désemparés et souhaitent, dans une très large majorité, une fin de la douloureuse parenthèse libérale qui nous a fait voir de toutes les couleurs – fourberies je voulais dire ! L’espoir est permis, car, à l’heure actuelle, si on analyse très bien la situation politique du pays, on s’aperçoit que le PDS est très moribond ; il n’a jamais été aussi divisé et aussi léthargique ; la ‘’génération du concret’’ a implosé ; et la validité de la candidature du Président est sérieusement incertaine ; sans compter la très forte présomption d’inaptitude liée à son âge plus qu’avancé ; ainsi, tous les signes annonçant la fin d’un règne sont là. Au vu de tout cela, l’opposition n’a jamais été aussi près de voir se réaliser son rêve de bouter le pouvoir libéral en place ; il urge donc de trouver un consensus sur le candidat de l’unité, pour éviter une guerre de leadership, qui risquerait d’annihiler les espoirs de tous ceux qui souhaitent le changement – le ‘’Soppi du soppi’’. C’est regrettable que les membres les plus représentatifs de la société civile ne se soient pas engagés davantage, en rallier la formation la plus crédible, pour faciliter l’émergence d’un candidat unique de l’opposition qui se présentera sur la base d’un programme consensuel, prenant donc en compte les préoccupations des uns et des autres - et donc des conclusions des assises nationales. Dans cette perspective, je persiste à croire que le socialiste Ousmane Tanor DIENG a le meilleur profil ; il faut reconnaître qu’il a eu le mérite de rebondir après la terrible déroute de 2000, alors que la presque totalité des politologues prédisaient la mort du parti socialiste ; actuellement, il semble avoir tiré toutes les leçons de leur mauvaise gestion des affaires qui leur a fait perdre le pouvoir. De plus, malgré les défections, le parti socialiste est resté la formation politique qui a les fondations les plus solides.
Ousmane Tanor DIENG, un Président éthique et moral - Par Amadou Bal BA.
Ousmane Tanor DIENG, Secrétaire Général du Parti socialiste sénégalais, s’il est désigné par BENNO SIGGIL SENEGAAL, sera immanquablement un Président éthique et moral. La coalition des partis de l’opposition au Sénégal, dénommée BENNO SIGGIL Sénégal, examine sous la haute autorité d’un comité de Sages, la candidature commune aux élections du 16 février 2012, mais avec des critères précis. Le Bureau National du parti socialiste a désigné, à l’unanimité, Ousmane Tanor DIENG, candidat à la candidature unique de BENNO SIGGIL. De mon point de vue, Tanor, comme on l’appelle affectueusement, est le seul à remplir les quatre principales conditions posées par BENNO SIGGIL.
Le premier critère est celui de la représentativité du parti qui présente le candidat. Je ne ferai l’injure à personne de rappeler que le Parti socialiste (P.S) a gouverné le Sénégal pendant plus de 40 ans, sa légitimité électorale ne peut pas mise en doute au vu des différents scrutins nationaux et locaux. Par ailleurs, la seule formation politique qui est dignement représentée, non seulement dans toutes les régions et localités les plus reculées du Sénégal, mais aussi et surtout à l’étranger avec deux puissantes coordinations en France et aux Etats-Unis, c’est le PS. Sans être désobligeant vis-à-vis des partenaires du PS, qu’il faut respecter, pour l’essentiel il s’agit de formations à représentativité particulièrement limitée que d’aucuns appellent «partis de cabines téléphoniques». Deux formations émergent de conglomérat : l’A.F.P et le P.S.. L’A.F.P. de Moustapha NIASSE est implantée essentiellement à Kaolack, et ne regroupe qu’une élite intellectuelle. Seul le Parti socialiste est massivement représenté dans toutes les couches de la société sénégalaise, notamment chez les jeunes, les ouvriers, les intellectuels et les paysans.
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