Mardi, 7 Fevrier 2012

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Allocution de O. Tanor Dieng à l’occasion de la rentrée politique de « Jeunesse pour la Démocratie et le Socialisme – JDS »

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campagne_2007_19Chers camarades, Membres du Bureau politique,
Chers camarades, Membres du Comité central,

Chers jeunes,

Chers camarades membres de la «Jeunesse pour la Démocratie et le Socialisme (JDS)»,

En acceptant avec grand plaisir de présider votre manifestation de ce jour, je suis venu m’adresser aux jeunes dans cette salle, et au-delà dans tous les quartiers et villages de notre pays, à toute la jeunesse sénégalaise, dans l’écoute de ses peurs mais aussi de ses espoirs.

Je veux m’adresser aux jeunes sénégalais, dont la vie est durablement affectée par cette crise globale où la lutte pour l’existence devient chaque jour plus rude, où tous les rêves se heurtent à l’impasse d’un monde devenu subitement sans issue.

Je suis venu m’adresser à tous nos jeunes compatriotes qui s’imaginent qu’ils sont voués à une fatalité qui leur coupe les ailes et que la crise suprême provoquée par le système libéral fait porter sur leurs épaules le fardeau d’un monde en mal de n’être.

Oui, chers jeunes, la crise actuelle a considérablement réduit votre espace vital et détruit vos rêves, même ceux que vous croyez les plus simples à réaliser.

Et au moment où l’humanité danse sur un volcan, dans votre propre pays où vous aviez tant de rêves à accomplir et tant de projets généreux à réaliser, chaque jour prolonge et accentue les drames d’une vie cauchemardesque.

Jamais dans notre histoire commune, la jeunesse sénégalaise n’a été aussi désemparée. Combien de rêves brisés, combien d’espoirs trahis, combien de vies volées, combien de destins confisqués par ce régime ? Combien de jeunes sacrifiés sans espoir de futur meilleur ?

Vous vivez et vous voyez tout autour de vous l’échec scolaire. Dans les études, au lycée, la peur vous guette. Il vous faut vivre en essayant sans cesse de faire reculer l’heure de l’échec. Cette année encore, dans la lignée des précédentes années scolaires, les résultats des examens du baccalauréat et du BFEM ont été catastrophiques avec les pires taux d’échec que notre pays ait jamais connus.

Que l’on ne me dise surtout pas que si notre système éducatif a sombré, c’est la faute aux enseignants ou encore que c’est la faute aux élèves. Il n’y a bien qu’un seul responsable : c’est Abdoulaye Wade. La vérité est que le niveau des enseignements baisse parce qu’il y a du mépris pour les enseignants et parce que l’Ecole n’est plus tant une préoccupation pour ce régime qui prône le nivellement par le bas et la dévalorisation des diplômes.

Vous vivez et vous voyez tout autour de vous des études supérieures qui sont synonymes d’échec parce que nos Universités ont perdu leur vocation d’espaces d’enseignement et de recherche, pour devenir des lieux où explosent toutes les formes de violence.

Si nos universités ont perdu leur crédibilité, c’est à cause de l’absurdité des options du pouvoir actuel qui a désarticulé la carte universitaire nationale, créé des Universités au rabais et refusé l’accès à l’enseignement supérieur à une grande majorité de bacheliers.

Chers jeunes,

Vous vivez et vous voyez tout autour de vous le chômage et la précarité alors qu’en 2000, Abdoulaye Wade vous promettait des emplois et qu’il continue, encore et toujours, à vous ressasser les mêmes promesses qui viennent se superposer sur celles, passées, qui n’ont jamais été tenues.

Vous voyez tous les jours des jeunes succomber aux solutions de désespoir pour tenter de sortir de cette impasse absolue.

Vous voyez des frères, des parents et des amis qui, sur une embarcation de fortune, défient l’océan pour gagner la terre promise et qui perdent la vie avant de toucher le rivage ou lorsqu’ils y arrivent échouent devant le mirage de l’Eldorado.

Ces images constituent d’ailleurs la meilleure preuve de l’échec patent de ce qui tient lieu de politique de l’emploi et de promotion de la jeunesse, avec ce régime qui a abdiqué, depuis longtemps, face au chômage des jeunes, s’accommode de l’échec scolaire et des injustices infligées à notre jeunesse.

Vous voyez partout s’installer dans notre société une inversion des valeurs et une perversion des référents moraux qui menacent notre vivre ensemble.

Au milieu de tant de rêves brisés et d’espoirs déçus, au milieu de tant d’obstacles dressés devant vous par les politiques iniques et cyniques du pouvoir d’Abdoulaye Wade, je sais qu’il y en a beaucoup parmi vous qui hésitent à s’abandonner au remords de l’abdication.

A ceux là, je voudrais dire qu’il est possible de changer le cours de leur existence et de s’offrir l’opportunité de donner sens à la vie.

Je ne suis pas en train de vous dire que j’ai la solution à tous vos problèmes ; je ne suis pas venu vous faire croire qu’il suffit de lever le doigt vers le ciel pour avoir un emploi.

Mais je sais que tant que nous n’aurons pas placé la question de l’emploi des jeunes au cœur des politiques publiques, pour en faire un moyen de transformation sociale et la condition d’une dignité à acquérir, à conserver ou à recouvrer, nous aurons échoué à concevoir une véritable politique de jeunesse. Pour y arriver, il nous faut mettre les valeurs sociétales et morales, l’économie, les finances publiques, l’école et la santé au service exclusif de l’emploi et de la valorisation du capital humain.

Chers jeunes,

Je suis venu vous dire, qu’après avoir été les grands artisans de la victoire des listes de Bennoo Siggil Senegaal aux dernières élections locales, les jeunes doivent maintenant puiser dans leur désespoir l’énergie qui leur permettra d’être les acteurs des changements de demain.

Vous pouvez y arriver si JE CITE Jean JAURES « par un surcroît d’efforts et par l’exaltation de toutes vos passions nobles, vous amassiez en votre âme des trésors inviolables » FIN DE CITATION.

Je suis venu vous demander de reprendre espoir et d’être les acteurs qui porteront l’élan collectif par lequel notre pays sortira de cette impasse. Car lorsque, de nouveau, les jeunes commenceront à vivre avec espoir, le Sénégal, notre pays, se réconciliera avec lui-même et verra l’horizon d’un monde nouveau s’ouvrir pour toutes ses filles et pour tous ses fils.

Lorsque, de nouveau, les jeunes commenceront à concevoir l’espoir comme une porte ouverte sur l’avenir, le changement que nous appelons de tous nos vœux, commencera à prendre forme.


Je suis venu vous demander de recommencer à rêver car les générations sont à la dimension de leurs rêves. Lorsque les jeunes commenceront, de nouveau, à rêver, l’espoir renaitra dans notre pays et cet espoir est le moteur de l’existence.

Nous sommes rassemblés ici dans cette salle, parce que nous sommes tous pénétrés par la force invincible de l’espérance. Et je voudrais vous dire, avant de conclure, que pour ce qui me concerne, je m’engagerai toujours à vos côtés et je me tiens à votre disposition.

Jeunes de mon pays, je n’ai jamais douté et je ne doute pas un seul instant de vous, de votre volonté et de votre capacité à relever les défis qui frappent à nos portes ; je n’ai jamais douté et je ne doute pas un seul instant de votre volonté et de votre capacité à vous dresser, unis comme un seul homme, pour affronter et vaincre le péril libéral et pour ouvrir à notre pays une route inédite vers l’avenir.

Le jour n’est plus très loin où par votre patriotisme, nous nous débarrasserons de ce régime odieux et, à ce moment là, vous pourrez dire à d’autres jeunes que vous avez contribué à ouvrir à notre pays la voie d’un changement véritable.

Et ce jour là, je sais pouvoir compter sur la jeunesse de mon pays ; parce qu’elle mesure ma détermination dans le combat pour un Sénégal de paix, de stabilité, de prospérité et de solidarité.

Pour conclure, je voudrais vous dire toute ma fierté de vous sentir si déterminés à gagner ce combat et JE CITE Le Général DE GAULLE « à voir cette flamme dans vos yeux, d’entendre la vigueur de vos témoignages, de déceler ce que chacun de vous recèle d’ardeur personnelle et ce que votre ensemble représente d’essor collectif, pour savoir que devant votre élan, la vie (j’allais dire Abdoulaye Wade) n’a qu’à bien se tenir et que l’avenir est à vous. » FIN DE CITATION.

Je vous remercie de votre aimable attention/-

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